J’ai promis à un ami qui
voudrait débuter en coutellerie de lui fabriquer son back stand.
Je sais qu’il y en a des tas en home made, tous aussi bien
réussis selon le matos et les capacités du fabriquant
J’en ai d’ailleurs tellement trouvé que je m’y perds.
J’ai trouvé ici celui de Grizzly12
qui est vraiment bien ainsi que celui de Nayls
mais il y en a certainement d’autres.
J'ai donc regrouper toutes les infos intéressantes pour mener ça
a bien.
Déjà pas évident de trouver un bon plan pour la roue de contact,
j’en ai bien trouvé mais a un prix un peu élevé à mon goût.
La bande fera 50mm/2000 pour rester dans le standard
Elle sera entrainée par un moteur de triphasé de 1,5 Kw monté
sur variateur.
Sa vitesse sera variable avec un maximum de 32 m/sec
J'ai contacté Soucille, ils
m’ont envoyé le devis
La roue de 200 à 104€ HTVA avec moyeu
La roue de 250 à 97€ HTVA avec moyeu
Bizarrement la 250 est moins chère que la 200 et pourtant les
deux sont rainurées, je vais donc prendre la 250.
La roue de 50/50 a 30€ HTVA rainurée également.
Celle de Ø32mm fait 195 de large pour 50€, c'est à moi de les
couper à mesure
Bien sur tout ça sans les roulements
Avec une seule roue de différent diamètre, je ne compte pas
travailler directement sur les roues de l’accessoire à deux
galets. Je les ferais donc en acier.
Pour le moment, un petit aperçu de ce que je voulais faire.
style="text-align:center;"
Je
commence par la poulie moteur.
J’avais
prévu la faire en alu et un copain m’a amené une pelle pièce
d’un diam de 170mm et 70 de large mais finalement, je n’ai
pas pu m’empêcher d’essayer de la faire en acier.:wink:
Bien
sur je ne suis pas parti d’une pièce massive mais comme vous
le savez ; j’aime me débrouiller avec de la récup.
J’ai commencé
par couper un morceau de 70mm d’une buse qui provient d’un
rouleau qui servait au lissage du béton, à l’ origine elle
faisait Ø240mmmais avec l’usure elle
ne fait plus que Ø215mm, c’est un acier relativement dur mais
avec des outils carbures, j’arrive à l’usiner.
Puis
j’ai pris un morceau de tôle de 10mm d’épaisseur, j’ai
enlevé les coins, vachement fastoche avec ma
nouvelle
scie. Puis je l’ai prise au mandrin 4 mors concentrique pour
allésé a 48mm et je n’ai pas eu de misère
à
trouver dans mes fouf un morceau d’axe de 50mm pour le
centre dont j’ai usiné une partie à 48mm pour avoir un
épaulement.
Puis
assemblé les deux à la presse, ensuite prise au centre avec
le mandrin 3 mors
.
Un
petit usinage de la soudure, de la première face ainsi
que
du chant puis alésage a 23,95mm
Petite finition a l’alésoir à 24mm (Ø de l’axe
moteur)
Ensuite
l’ensemble est monté sur un axe de 24mm, serré entre bague
et repris entre pointes.
Avant
j’avais pris soin de faire un épaulement a l’intérieur de la
buse, ce qui facilite l’assemblage
Après
une petite soudure sur toute la circonférence, un petit
passage dans un four de potier chez un ami, j’espère en
faisant ça, supprimer les contraintes du à la soudure,
d’après mon amis la pièce est chauffée à 500°, j’espère que
c’est suffisant.
Puis je passe a l’usinage de
l’intérieure de la poulie.
Puis
de l’extérieur avec un bombage de 1mm
Après l’avoir retournée, usinage du deuxième
flan.
Un
petit passage a la fraiseuse pour alléser trous trou de
50mm.
Ces
trous servent d’une part à alléger la poulie et d’autre par
ils permettront le passage des bras d’un arrache poulie pour
la retirer du moteur.
Bien
sur l’opération est simple a expliquer mais il ne faut pas
perdre de vue que la précision est de rigueur, le moindre
défaut donnera un balourd à la poulie et comme elle est
destinée a tourner a 3000 t/min, imaginez les vibration
occasionnées en cas de manque de précision.
Un
petit montage sur le moteur pour un essai, comme vous le
constatez, le moteur est uniquement tenu par deux pinces, il
faudra y aller mollo.
Une
légère vibration a 1500tour mais qui disparait totalement au
dessus, a 3000 tours, c’est impeccable, si madame s’appuis
dessus, elle n’aura aucune sensation:
Encore une petite rainure pour la clavette et
elle sera bonne pour le service.
Pour
commencer j’ai superposé les deux tôles et maintenues par
deux points de soudure pour pouvoir les percer en même temps
Alésage
du passage moteur, avec la Bridgeport c’est un jeu d’enfant,
aucun problème de passage entre la broche et le col de la
machine. Ca me fait gagner pas mal de temps, sans ça
j’aurais du le faire avec ma tête à aléser mais un trou de
Ø130 ça ne se fait pas en 5 min
J’ai
ensuite préparé les entretoises qui sépare les deux tôles,
après les avoir percé et taraudés, j’ai monté l’ensemble
pour voir si ça coïncidait, impeccable, malgré le nombre de
vis, elles se vissent toutes à la main, merci la DRO, ce
serait irréalisable sans elle.
Usinage du compas pour pouvoir mettre la
machine à plat.
Pour
la charnière j’avais besoin d’un fer de 30/30, avec mon
nouveau jouet, plus aucun problème pour couper un morceau de
60mm de large dans le sens de sa longueur qui est ici de
300mm.:D
En
plus c’est à vitesse grand V
L’ensemble des pièces qui constitue le pied et
le corps du back
Je
voulais quelque chose de très rigide, pas trop lourd et bien
équilibré quand on le bascule et c’est réussi. Pour le
moment je n’aurais pas pu faire beaucoup mieux.
Encore un morceau
que les chinois n’auront pas
Et
voila c’est parti pour l’usinage.
Je
commence donc par dresser une face, je perce a 30mm puis
j’alèse a 47 pour recevoir le roulement, je retourne la
pièce pour faire la même chose
Après
avoir monté un roulement d’un coté, je reprends par
l’alésage avec un mandrin très précis et je rentre la
contrepointe de l’autre coté pour travailler l’extérieur. Au
lieu de faire un bombage, je fais une pente de 1mm de chaque
coté.
Usinage du support de galet et du bras
Usinage du pivot
Certains jugent
inutile de faire un verrouillage du galet en position basse,
j’avais déjà commencé quand j’ai posé la question, alors
j’ai continué.
Les pièces du verrou avec la poignée
Le verrou monté
Pour le pivot, pour éviter le jeu futur, j’ai
monté l’axe sur deux roulements à aiguilles
L’axe du galet est serti à la presse et
goupillé avec une goupille fendu
Le bras de tension avec son ressort
L’assemblage bras/axe de galet se fait au moyen
d’un axe de 12mm
Après avoir monté le galet c’est au tour du
verrou
Vis de réglage, j’ai prévu un ressort puissant
pour que cela ne se dérègle pas tout seul.
Puis montage complet
Et voilà ce que ça donne sur la machine.
Le verrouillage du bras s’enclenche en descendant le galet a
fond et se déclenche en tirant sur la poignée
Me
voici arrivé aux accessoires, je commence par ??? Je ne sais
pas comment on l’appelle, aidez moi.
Enfin
vous le reconnaîtrez.
Certains
emplois des roues garnies, d’autres non, moi j’ai choisi de
faire des roues en alu, de toutes façon ce n’est pas pour
travailler dessus, d’autres accessoires seront plus apte
pour ça.
Comme
je n’ai pas de rond en alu, j’ai du en faire, j’ai pris pour
cela un carré de 80/80, quelque passe au tour et j’ai mon
rond
J’ai ensuite usiné les axes avec un plat pour
pouvoir les serrer convenablement
Pour
le support de roulettes, je n’ai rien inventé, j’ai
simplement repris le modèle de Gryzli qui soit dit en
passant, est très bien fait, je me suis juste contenter de
modifier certaine côte pour mieux les adapter a ce que
j’avais comme alu.
Pour
éviter un poids excessif, j’ai dégoté un morceau d’alu, de
ce côté je ne suis vraiment pas riche
Là dessus j’ai
vissé deux coulisses pour le montage de la plaque de soutien
de la bande, et ça ? Comment l’appelle-t-on ? Je manque
vraiment de vocabulaire pour les pièces de ce back
Au
lieu de fixer cette plaque par deux boulons comme en
général, j’ai opté pour un système rapide de mise en place
ou retrait, il suffit de l’engager entre les coulisse et de
le descendre un peu puis serré la vis qui sera bien entendu
remplacer par une manette.
J’ai
pris soin de mettre au verso une tôle qui empêchera d’abimer
le support
Le bras est lui tiré d’un tube carré de
50/50/5mm fraisé a 49/49 pour rentrer dans le socle de la
machine
Voilà ce que
ça donne
Le
bras des accessoires sera fixé par
une vis qui prendra appuis sur un étiré de 50/10, de cette
façon il ne faudra pas une grande force pour serrer
convenablement les accessoires
On m’a demandé une petite table de travail
orientable et j’avoue
que ça n’a pas été facile de trouver un juste milieu. Il y a
une
multitude de possibilités mais il faut bien se rendre compte
qu’il
est primordial de garder une bonne rigidité dans toutes les
positions. En général sur les diverse machines que j’ai eu
l’occasion de voir,portative pour le
bois ou le métal, on
se retrouve avec de la tôle emboutie de 1mm mais tellement
bien plié et pressée qu’on imagine une solidité qui
malheureusement est fictive. Si je prends l’exemple de mon
rabot électrique Bosch, le guide se déforme de 5mm sur la
seule pression de mon pouce.
En regardant bien la tw-90, qui, dit en passant est une très
belle machine, il y a de quoi reprendre quelque idées quand
même et c’est ce que j’ai fait. J’ai donc opté ici pour des
brides qui serrent des axes de Ø20mm.;)
J’ai commencé par une petite
table en tôle de 5mm d'épaisseur.
Cette table,avec l’aide
de deux brides, est orientable de tout côté
Un zoom sur la bride en cour de fabrication
Les possibilitésseront
quasi illimitées.
Ici j’ai employé la même table mais bien sur je
ferais un guide plus adéquat.
Pour
les manettes j’ai fais les même que d’habitude, on les voit
sur la plupart de mes réalisation, ici un perçage de 3mm
pour enfoncer une goupille fendu qui bridera la tige fileté
dans la poignée.
En
parcourant le net je suis tombé sur une vidéo, le gars
faisait un cadre de vélo je pense, quand j’ai vu le
bricolage pour faire tenir une cale comme guide avec un
serre joint , je me suis dit qu’il y avait certainement
mieux, alors j’ai eu l’idée d’une petite table rainuré en
alu. On pourra brider les cales que l’on veut certainement
plus facilement et plus sécurisant qu’avec un serre-joint
Aussi vite dit, aussi vite fait.
Encore quelque photos avec diverses
possibilité.
Un deuxième accessoire que l’ont retrouve
souvent, je suppose donc qu’il est important de le l’avoir.
Une petite vue sur l’usinage des deux joues
L’ensemble des pièces
Ca me fait encore une chose de faite
Après montage.
Samedi
j’ai enfin reçu ma commande de chez Soucille.
Bon,
je dis enfin mais ils sont dans les temps prévus au départ
mais j’étais impatient.
On
va pouvoir commencer les choses sérieuses
J’ai
pris une roue rainurée de 50, on m’a proposé de la
prendre avec les roulements mais dans le fond je n’aurai
pas du accepter, j’aurais pu faire le même principe que
les autre petites roues pour l’employer dans le même
accessoire, je l’aurais bien démonté et récupérer les
roulements mais apparemment tout est serti.
J’ai
pris également de la toile graphitée, je ne m’attendais
pas qu’elle soit aussi épaisse, je pense que c’est un plus.
Pour
faire la roue de 32, c’est une longueur de 195mm
que j’ai du couper, pour les autres petites roue, encore
un grand merci à Chado qui m’a envoyé plusieurs rouleaux
de différents diam. Et tout ça gratuitement.
Première
vérification, la concentricité de la roue de 250mm.
Quoi
qu’on sait très bien qu’un mandrin ne donnera pas une
précision au 1/100, par curiosité j’ai voulu vérifier,
l’aiguille ne bouge quand même que de 3/100 sur l’extérieur
de la gente, ça promet l’absence de vibration.
Je
ne sais pas si elles sont toutes comme celle là mais en tous
cas c’est du beau matériel.
Merci
a ceux qui m’ont conseillé Soucille.
La
roue est livrée avec un moyeu de Ø55mm et un alésage de
22mm, il faut donc l’usiner pour recevoir les roulements.
Ici
j’ai monté des roulements de 40/17
Après les roulements, usinage de l’axe
Puis j’ai usiné une bride pour le montage de la
roue sur le bras.
Ensuite je me suis attaqué a la petite roue de
50mm, elle était
déjà montée sur roulement donc ça a été vite fais, un petit
support pour monter sur le bras et on en parle plus.
Les
deux roue tourne très bien sans vibration, la grande est
très silencieuse par contre la petite fait un bruit
strident, heureusement ça baisse un peu a plein régime
On arrive à la petite rectifieuse, ce n’est pas
proprement parler une rectifieuse mais il faut bien lui
donner un nom.
Après avoir soigneusement aligné deux petits
étaux fait maison, j’attaque la partie supérieure qui est
tiré d’un acier de 60/30 de 650mm de longueur.
Malheureusement je n’ai qu’une course de 500mm avec ma
fraiseuse ce qui fait que j’ai du la reprendre en deux fois.
Ce n’est pas le top pour avoir une précision
sans reproche mais je suis quand même très satisfait du
résultat et même au-delà de mes espérances.
C’est un acier assez dur qui provient d’une
pièce de machine à béton, elle était destinée à racler le
béton.
Après
avoir usiné une rainure de 40mm de large, je suis passé aux
queues d’aronde, ma grande crainte était que la pièce
cintrait mais aucun problème de ce coté.
On
me dira que pour un bakstand il ne faut pas de précision
extrême, je suis d’accord mais il faut quand même une bonne
précision si on veut que le chariot voyage sans point dur
Je
termine ensuite par un petit chanfrein, pas seulement pour
faire plus beau mais surtout pour faire partir le reste de
rouille apparente, il faut préciser que pour avoir une pièce
propre, j’ai du réduire l’épaisseur a 23mm.
Pour les galets j’ai coupé deux morceau d’axe
assez long pour en faire deux en retournant la pièce puis je
les ai recoupé une fois usinés.
J’aidonc usiné un
alésage de 32mm avec une rainure pour un circlips pour y
monté un roulement
Puis avec un petit mandrin j’ai repris les
pièces une par une
pour les finir en tenant compte de laisser un jeu de 1mm
entre les queues d’aronde
J’en ai forcement eu quatre mais trois me
suffisent
Les voilà montés avec leurs roulements
Pour
régler le jeu, j’ai usiné deux axes avec un excentrique,
celui du milieu est droit.
Puis
un petit passage a la fraiseuse pour donner une forme
hexagonale pour prendre avec une clé de 17mm pour faciliter
le serrage
Voilà l’ensemble des pièces, une fois monté,
seuls les galets extérieurs sont réglables.
On arrive au petit chariot pour le réglage en
épaisseur.
Quoi que je me sois fortement inspiré sur le
tw-90, la fabrication est totalement différente.
Ce chariot est monté sur queues d’arondes avec
un lardon comme si c’était pour un tour à métaux.
Pour éviter de chaque fois devoir monter un
comparateur comme au tw-90, j’ai monté une petite visu issu
d’un pied à coulisse. J’aurais pu prendre un pied a coulisse
de moindre qualité mais celui-ci avait un défaut de
fabrication, a 130mm il revenait a zéro et comme il venait
d’Allemagne, je ne me suis jamais embêté a le renvoyer. Pour
ici il fait très bien l’affaire et en plus il a un certain
look, tout en acier.
Je commence avec du plat de 20mm d’épaisseur et
80mm de large
Usinage de la partie inférieure
La partie supérieure
Le pied a coulisse une fois débarrassé de ce
que je n’avais pas besoin
Malgré que j’ai des mèche au cobalt, j’ai du
prendre une fraise carbure pour percer les trous.
Sinon impossible, c’est un acier vraiment
trop dur
L’ensemble des pièces du chariot
Une petite molette comme j’aime les faire
Voilà le chariot monté, aucun jeu et très
fluide.
Maintenant j’attaque le bloc
magnétique.
J’avais
déjà fait quelque essais, c’est surprenant comment se
comportent les aimants.
Je
ne vais pas rentrer dans les détails sur le principe des
aimants, du moins ce que j’aurais apprissur
le sujet de moi-même parce que je n’ai pas trouvé
grand-chose sur le net a ce propos.
Soit
il y a moyen de faire un bloc magnétique d’une puissance
incroyable avec de simples aimants.
Comme
beaucoup le savent, il y a deux principales sortes
d’aimants, les néodymes et les ferrites.
L’aimant
néodyme est bien plus puissant mais plus cher, il nous
permet pour un volume moindre d’être aussi puissant que le
ferrite, c.à.d. qu’un petit aimant néodyme sera aussi
puissant qu’un gros aimant ferrite.
Le
problème est que l’aimant néodyme supporte beaucoup moins
la chaleur que le ferrite, ou alors il faudra aller dans
les prix extrêmes, c’est pour cela que j’ai choisi le
ferrite
J’ai
donc pris des aimants ferrites de 30/60/10
J’ai
remarqué que l’aimantn’est pas
grand-chose seul, en intercalant des plaque d’acier, on
multiplie sont pouvoir d’attirance et pas qu’un peu.
Prenez
un aimant quelconque, plat de préférence et collez-le sur
son champ, vous le retirerez facilementmais
si de chaque coté de cet aimant, vous collez un morceau
d’acier et que vous posez l’ensemble, vous serez surpris
de voir la différence.
Le
bloc que j’ai fais est basé sur ce principe, tout bête en
soit mais encore faut-t-il mettre les aimants dans le bon
sens, tout le monde sais que dans un sens ils s’attirent
et dans l’autre ils se repoussent et donc on pourrait
s’imaginer qu’il suffit de les faire attirer et
d’intercaler un morceau d’acier entre deux, c’est juste à
condition de n’avoir que deux aimants à mettre.
Si
on veut faire un bloc avec une série d’aimants c’est
l’inverse qui se produit, si on les place de façon à ce
qu’ils s’attirent entre eux, apparemment ça marche, on
intercale à chaque fois l’acier mais une fois le bloc
constitué, c’est cool tout tien ensemble et comme rien
n’est fixé il est impossible de relever l’ensemble et
c’est là qu’on remarque que les extrémités tienne très
bien alors qu’au milieu ça s’enlève facilement.
Il
faudra donc aligner les aimants pour qu’il se repousse
puis intercaler les aciers, bizarrement, au fur et a
mesure du montage, tout est attiré l’un vers l’autre mais
un phénomène se produit après un moment, les aimant sont
expulsés avec violence, il faudra donc tout monter sur un
plat en acier et là tout tiendra ensemble.
Je
ne sais pas si tout le monde a suivi mais je compte bien
faire un topo avec des photos.
J’ai
donc commencé avec une série de petits blocs d’acier de
32/60/10, 2mm de plus que les aimants de cette façon la
limaille ira se coller sur l’aimant et ne gênera pas et en
plus l’aimant sera protégé
Pour retenir les blocs d’acier, j’ai usiné
une encoche
Puis j’ai monté les aimants entre les blocs,
j’ai pris soin de
monter l’ensemble sur un plat acier du coté où la pièce
sera
maintenu de façon a pouvoir faire le reste du montage sans
problème, sur les photos le plat n’y est pas jusqu'à la
fin,
c’est parce que je les ai tirée en cour de démontage mais
en cour de montage je n’ai pas eu le choix de le laisser.
Puis
dans des plats d’alu de 45/10 j’ai retiré de la matière
pour ne laisser que des plots qui rentrera dans les
encoches faite dans les blocs. J’ai percé 4 blocs que j’ai
fixé à la plaque arrière qui est fait d’un plat d’alu de
60/16mm puis les mêmes blocs sont percés pour être vissés
dans les deux joues
Voilà le bloc monté.
Une chose importante que je dois aussi
préciser, l’arrière est fait d’un plat alu, si je mets de
l’acier, je perds la moitié du magnétisme
Puis je passe à la fixation du bloc sur le
chariot, elle fera office de charnière pour permettre le
réglage
Maintenant l’usinage du support du chariot
Voilà ce que ça donne au final une fois monté
En prime, une petite vidéo avec les essais
Je
n'ai vraiment pas trouvé beaucoup de doc sur le
magnétisme, tout ce que j'ai, je l'ai découvert par
moi-même.
Si
quelqu'un en a ou a des connaissances sur le sujet, je
serais content de partager
Maintenant
je vais profiter du redoux pour fabriquer un pied pour ce
back, la partie atelier de soudure n'est pas chauffée et
la semaine passée il faisait un peu froid.
Comme on le
voit sur la vidéo, pour le moment le back n'est que fixé
avec deux sert joints sur une petite servante et ça bouge
pas mal.
Autan continuer dans l’insolite, mon ami m’a fait
comprendre qu’il aimerait avoir un pied réglable en
hauteur pour pouvoir éventuellement travailler ses
couteaux en étant assis, il suffit de demander.
Le pied est constitué de tube de 100/30 en
2mm
Pour la propreté, je rebouche les bouts qui
sont vu
La colonne est faite avec un morceau de vérin
hydraulique que je passe au tour pour enlever la peinture,
ça facilitera la soudure et ça fait plus propre
A
l’intérieur vient un deuxième tube pour la remonté de la
table. Une petite
coupe pour mettre a mesure et qui me donnera une bague qui
servira par après
Prêt pour la soudure
La remonté se fera avec un cric que j’avais
acheté il y a un bon moment à pas cher, il est neuf, vu le
prix j’en avais pris plusieurs en me disant qu’ils
auraientt bien servi un jour.
J’ai commencé par coupé la partie supérieure
pour y monter une pièce usinée qui me permettra de monter
une tringle
Perçage dans le pied du cric pour sa
fixation, Je suis bien content d’avoir cette rallonge en
ER11,
Il fait parti des outils qu’on pense qu’on
n’aura jamais besoin mais qu’on est content de l’avoir
quand on en a besoin.
Même chose ici mais cette fois-ci en ER32, ça
me permet de fraiser dans le pied la réservation pour
mettre le ressort de rappel de la pédale
J’ai
préparé ensuite la partie qui se trouve a l’intérieur du
pied, en haut une grosse bague pour le montage de la
table, la bague qui se trouve au milieu n’est bien sur pas
a sa place, elle se retrouvera dans le haut et servira a
pousser la table vers le haut tout en restant libre pour
pouvoir la pivoter.
J’ai ensuite soudé la table et quelques
renforts.
Le cric est modifié pour avoir des pédales au
lieu du manche et la vis de retour
Pour la descente j’ai également fait une
pédale mais en regardant bien, ça fait un peu quik, je me
demande si je n’aurais pas mieux fait en soudant
simplement un rond.
Le
principe est simple, le cric pousse sur une tringle qui en
pousse une deuxième, la course du cric n’est pas
suffisante, elle n’est que de 10cm et comme ça la table
remonte de 25cm
Position basse.
Position haute.
Il me reste plus qu’a mettre 4 pieds anti
vibratoire et deux roulettes pour le déplacement.
La machine est au final assez lourde, pour
pouvoir la déplacée j’ai mis deux roulettes à l’arrière.
Pour la stabiliser, j’ai mis fabriqué 4
petits patins, le but était qu’en levant la machine,
seules les roues arrière toucherait le sol et me
permettrait de la déplacer facilement.
Une chose que
je n’avais pas vraiment prévu c’est que tout le poids de la
machine est à l’avant et même en faisant des poignées qui vont
bien, le déplacement ne serait pas aisé, j’ai essayé avec des
sangles et dans mon état actuel, ce n’est vraiment pas top.
Je me suis donc dis que je devais trouver autre chose alors
j’ai monté une troisième roulette sur un piston de ma
fabrication, il suffit d’actionner la manette avec le pied
pour relever la machine de 2cm.
Les pièces nécessaires au piston.
Voilà ce que
ça donne au montage..
Comme 2 patins suffisent pour que la machine soit bien stable,
j’ai enlevé les patins arrière, la machine reposera sur les
roulettes.
Maintenant la machine peut se déplacer sans effort.
J’ai pu récupérer chez un copain un boitier électrique en m
étal, bien sur il n’était pas dans cet état et je n’ai pas
pris de photo avant.
Je l’ai remis en état et j’ai ajouté une grille d’aération
de chaque coté, le variateur a l’air un peu a l’étroit mais
la circulation d’air est suffisante.
Je l’ai repeint directement pour ne plus avoir à démonter le
variateur par la suite, il est fixé sur deux tubes qui sont
soudés sur le pied et est facilement démontable pour peindre
le reste du pied.
Après la
mésaventure que j’ai eue avec le moteur, j’en ai commandé un
neuf.
Celui-ci est plus apte pour la machine, c’est un 1.5kw de
2850t/min.
Ce qui fait qu’en tournant a 50hertz, la bande défile à
32m/sec, c’est plus qu’avant et le moteur tourne a sa vitesse
nominale, le couple est bien sur nettement plus important
qu’avant ce qui ne gâchera rien au plaisir.
Je n’ai même pas du le repeindre, il était déjà en bleu.
J’ai commandé ce moteur en Allemagne et rien ne pourrais faire
croire à une fabrication chinoise, ni la finition, ni
l’emballage, je pense qu’il est réellement fabriqué en
Allemagne.
TopDrive GmbH
Stefan Beese
In der Borg 25-27
45721 Haltern am See
Deutschland
Je n’hésite pas à mettre l’adresse, ce moteur m’a coûté 130€
port compris, donc ce n’est pas cher, en plus il est doté de
sondes qui coupe le moteur en cas de surchauffe.
Le seul hic c’est qu’il ne faut pas être trop pressé comme
avec beaucoup de grosses boites, les 3 jours pour la livraison
se sont transformés en 2 semaines sans aucune communication.
Le
boitier de commande et mis a un endroit facile d’accès,
je ne pense pas qu’il gênera.
Le câblage est entièrement terminé mais je vais faire une
petite modif.
J’ai employé la sortie 24 volt du variateur pour le témoin
de marche et le contacteur de l’ AR
Mais j’ai constaté par la suite qu’a l’allumage le variateur
donne 30 volt ce qui fait griller
l’ampoule. De plus l’interrupteur général est mis sur le
boitier du variateur et l’accès n’est pas vraiment aisé,
je vais donc rajouter un transfo 24 volt et un contacteur
pour pouvoir contrôler le général à partir du boitier de
commande, seul le transfo sera commandé par
l’interrupteur qui se trouve sur le boitier de variateur
mais même si il reste sous tension, ce n’est pas grave.
Voilà ou j’en
suis, encore quelques bricoles au niveau des guides et dès que
la température monte de quelques degrés, je démonte le tout
pour la peinture.
Hé oui, le bak est terminé, j'ai laissé un peu mon ordi et mon
atelier sur le coté pour faire quelque travaux chez moi, la
maison en avait bien besoin et ma femme commençait vachement à
souffrir du manque de confort alors que je passais autant de
temps a l'atelier.
Mon ami suisse est venu le chercher, il avait l’air vraiment
content, ce qui me motive encore un peu plus à faire mieux la
prochaine fois.
Je n’ai malheureusement pas pris le temps de faire les vidéos
comme je le voulais mais il m’a promis d’en faire dès qu’il
aura bien pris en main la machine.
A peine parti qu’elle me manque déjà, j’avais pris l’habitude
de l’employer et je peux affirmer que ce genre de machine
donne de très bon service dans un atelier d’usinage.
La solution pour moi serait d’en faire directement une autre,
c’est ce que je vais faire mais elle sera plus simple, en
quelque sorte du vite fait, le corps sera pareil mais le pied
sera fixe et je n’ai pas besoin tout ces accessoires.
Encore quelques photos de l’engin terminé.
Monté avec la rectifieuse
Une
petite table rainurée en alu
Une
autre table et une table supérieure pour les longs plats
Avec
la roue de contact de 50mm
Roue
de contact de 32 et 40 mm, sur un support réversible et le
support a deux galets
<
La table est
montée sur un bras articulé qui peut se positionner dans tous
les sens.
Le guide
vertical
A ma grande joie, mon ami
suisse (esox) m’a fait la surprise de m’offrir le premier
couteau fait avec le bak stand, j’en suis enchanté.
Le voici
Comme le back me manquait et que pendant sa fabrication
j’avais fait quelque pièce en double, j’en ai bricolé un autre
qui restera dans mon atelier, il est loin d’être aussi
perfectionné mais fonctionnel et suffisant pour mon emploi.
Réalisé à 100% de matériaux et pièce de récup.
Il a bien sur un air de famille, la base reste pareille et
s’incline également
Ici pas de moteur tri avec variateur mais un simple mono de
1.5kw à 2800t/min.
J’avais récupéré à la ferraille un rouleau d’entraineur de
machine de 100mm de large et de Ø100mm
Que j’ai coupé en deux pour faire les galets de contact et ça
marche nickel, du coup je ne pense pas commander dans
l’immédiat une roue de contact de 300mm comme j’en avais
l’intention.
Voici la bestiole